Festivals de danse traditionnelle africaine et développement

L'Afrique, et singulièrement l'Afrique noire, est le continent par
excellence des danses ancestrales. Lorsqu'on observe, en particulier, le paysage culturel camerounais aujourd'hui, on s'aperçoit
qu'il y a une effervescence et un déploiement extraordinaires des
festivals de danse patrimoniale en son sein.
Ainsi, chaque chefferie, chaque lamidat, ou tout autre groupement traditionnel coutumièrement bien structuré, organise
son festival de danse ou pense à se lancer aussi dans cette voie.
Intellectuels, hommes politiques, opérateurs économiques, et
même de modestes personnes, s'y attellent avec engouement, et
contribuent promptement à leur organisation. N'y a-t-il pas,
au-delà de cette mobilisation des foules, de sérieux mobiles qui
sous-tendent l'agglutination humaine ainsi observée autour
des festivals ? Si oui, de quelle nature sont-ils ? Peuvent-ils être
d'ordre politique, économique, ou tout simplement culturel ?
Le présent ouvrage essaye de répondre à ces interrogations et
à bien d'autres préoccupations concomitantes, qui touchent de
près le rapport entre les festivals de danse traditionnelle et le
développement. Il va même au-delà, pour battre en brèche le
fameux préjugé selon lequel l'homme noir est un être inférieur,
incapable de participer au développement du monde. Il met à la
disposition des lecteurs les contributions des Noirs à l'évolution
de l'humanité, infirmant ipso facto ce préjugé négationniste.