Vies imaginaires

De Borges à Pierre Michon, nombreux sont les
auteurs qui, au XX<sup>e</sup> siècle, ont écrit à l'enseigne des
Vies imaginaires. Au gré de sa fantaisie et de son
érudition, Schwob réinvente dans ce livre unique
le genre de la biographie, croquant par le menu une
vingtaine de personnages, illustres ou méconnus,
de l'Antiquité au milieu du XIX<sup>e</sup> siècle : l'acteur
Gabriel Spenser, les assassins Burke et Hare, la
«matrone impudique» Clodia, le «pirate illettré»
Walter Kennedy, le «poète haineux» Angiolieri...
Une délicieuse série de tableaux, dont Colette,
s'adressant à Schwob, dira : «J'ai ici tes admirables
Vies imaginaires , heureusement, et la perfection
irritante de quelques-unes me fait mal dans les
cheveux et des picotements dans les mollets. Tu ne
connais pas ça, qu'on ressent en lisant quelque
chose qui vous plaît trop ?»