Bambou : chroniques d'un amateur impénitent

«Plante une pousse de bambou - coupe
du bambou pour le reste de ta vie.» Voilà un proverbe
chinois dont William Boyd a compris l'ineffable sagesse
en revisitant la masse de ses articles et chroniques,
c'est-à-dire essentiellement ses écrits de journalisme
littéraire. Du coup, muni d'un titre tout trouvé, Bambou ,
et d'un solide sécateur, Boyd a entrepris un grand
élagage dans les millions de mots que, parallèlement
à dix romans, recueils de nouvelles et autres scénarios,
il n'a pas cessé de s'approprier depuis sa première
recension voici près de trente ans. Dans la sélection
opérée ici, et qui couvre la période 1978-2004, sont
regroupés critiques, commentaires, portraits de
«people» (ceux sournoisement délectables du duc et
de la duchesse de Windsor par exemple), de peintres,
d'auteurs (Rousseau, Camus, et son cher Tchekhov)
ou bien de villes (Londres, Paris, Montevideo), qui tous
témoignent d'une curiosité constamment en éveil et
d'une plume généreuse - plume que pourtant l'auteur,
si l'on en juge par ses remarquables articles sur l'art
et les artistes, semble avoir parfois souhaité remplacer
par un pinceau...