Théorie du communisme. Vol. 1. Fondements critiques d'une théorie de la révolution : au-delà de l'affirmation du prolétariat

Théorie du communisme. Vol. 1. Fondements critiques d'une théorie de la révolution : au-delà de l'affirmation du prolétariat

Théorie du communisme. Vol. 1. Fondements critiques d'une théorie de la révolution : au-delà de l'affirmation du prolétariat
Éditeur: Senonevero
2001720 pagesISBN 9782951646025
Format: BrochéLangue : Français

Comment le prolétariat agissant strictement en tant que classe peut-il abolir les

classes ? est la question fondatrice de toute réflexion théorique. La

lutte des chômeurs et précaires de l'hiver 1997-1998 en France, a

défini le chômage et la précarité au coeur du travail salarié, sa potentielle

caducité était devenu le contenu même de la lutte des classes. Cette lutte

permet d'aborder la question comme une question pratique de notre horizon

historique, comme cours et enjeu de la lutte de classes dans ce cycle de luttes. Une

activité de classe peut aller au-delà des classes. Avec la restructuration

maintenant achevée du mode de production capitaliste, le prolétariat produit

tout son être, toute son existence, dans le capital, plus aucune confirmation

d'une identité prolétarienne dans la reproduction du capital n'est possible. La

contradiction entre les classes se situe au niveau de leur reproduction, ce qui

définit la capacité pour le prolétariat d'abolir le capital, de s'abolir lui-même. Ce

cycle de luttes est alors la résolution pratique des limites et des contradictions

de toute l'histoire passée de la lutte de classe, c'est-à-dire du programmatisme : la

révolution comme montée en puissance et affirmation du prolétariat

s'érigeant en classe dominante, même pour se nier ensuite.

Le démocratisme radical et l'alternative sont la formalisation de toutes les limites

de ce cycle. Contenu de la contradiction entre les classes, la reproduction du

capital est devenue la dynamique et la limite intrinsèque de la lutte du

prolétariat. La disparition de l'identité ouvrière ne nous laisserait comme

avenir que le capitalisme à visage humain, la critique du libéralisme, la prise en

mains de notre travail, de notre environnement, l'activité citoyenne. La

recherche d'une identité et d'un "programme prolétarien" face au capital ne

fait qu'entériner sa reproduction dont les prolétaires pourraient avoir le

contrôle par une organisation sociale dont ils seraient les maîtres.

C'est alors la question de la relation entre les luttes actuelles et la révolution

qui doit à nouveau être posée. Si la révolution et le communisme sont bien

l'oeuvre d'une classe du mode de production capitaliste, il ne peut plus y avoir

transcroissance entre le cours quotidien de la lutte de classe et la révolution,

celle-ci est un dépassement produit dans le cours de la contradiction entre les

classes, l'exploitation.

La révolution communiste est communisation des rapports entre les

individus qui se produisent comme immédiatement sociaux. Au-delà de

l'affirmation du prolétariat , c'est toute la théorie du communisme qui est à

reformuler contre les limites inhérentes à ce cycle de luttes que sont le

démocratisme radical et les pratiques alternatives, mais aussi contre toutes les

théories qui font leur deuil du programmatisme au nom d'un humanisme

théorique, de la critique du travail pour lui-même, ou de celle de l'économie.

Les éditions Senonevero

s'attachent à la publication

d'une théorie critique du

capitalisme, c'est-à-dire une théorie de

son abolition.

Une époque est maintenant révolue,

celle de la libération du travail, celle

du prolétariat s'affirmant comme le

pôle absolu de la société : l'époque du

socialisme. La révolution sera

l'abolition du mode de production

capitaliste et de ses classes - le

prolétariat comme la bourgeoisie - et

la communisation des rapports

sociaux. En deçà, il n'y a aujourd'hui

que la promotion de la démocratie, de

la citoyenneté, l'apologie de

l'alternative. Ces pratiques et ces

théories n'ont d'autre horizon que le

capitalisme.

De la période actuelle à la révolution,

nul ne connaît le chemin à parcourir :

il est à faire, donc à comprendre, par

des analyses et des critiques

diversifiées. Nous en appelons

l'élaboration.

Lutte contre le capital, lutte à

l'intérieur de la classe elle-même, la

lutte de classe du prolétariat n'est pas

le fait de muets et de décérébrés : elle

est théoricienne - ni par automatisme,

ni par choix. Comme la production

théorique en général, nos publications

sont activités. Leur nécessité est leur

utilité.

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