Correspondance d'Alphonse de Lamartine : lettres d'Alix de Lamartine, lettres de Louis de Vignet

Dans une correspondance, l'importance et l'intérêt des
lettres reçues tiennent beaucoup au degré d'intimité de
l'expéditeur avec le destinataire. On trouvera ici 167 lettres
adressées par la mère de Lamartine à son fils de 1814 à 1829,
et 80 lettres de Louis de Vignet, ami de jeunesse d'Alphonse,
écrites entre 1811 et 1836. Jusqu'en 1820, Alix de Lamartine
traverse des années marquées par les soucis, les inquiétudes et
même les chagrins que lui cause son fils, avant que le mariage
de celui-ci, son entrée dans la carrière diplomatique et ses succès
littéraires ne lui apportent le bonheur qu'elle a toujours
attendu de lui. À vingt ans, Louis de Vignet croit avoir trouvé
en Lamartine un alter ego qui partage ses sentiments, ses idées
et ses goûts, mais avec le temps de graves divergences politiques
et surtout religieuses viennent progressivement séparer
les deux hommes. À côté d'Aymon de Virieu, dont les lettres
ont été insérées à leur place chronologique dans les volumes
précédents, ces deux figures attachantes méritaient de prendre
toute leur place dans l'édition de la Correspondance
d'Alphonse de Lamartine.