Hommes et femmes de Saint-André : 100 ans de travail

Les filles de Saint-André - Atelier 3
Après L'École des Filles et 100 ans de Commerces , le dernier volet du triptyque consacré à Saint-André évoque la vie industrielle du village et des quartiers environnants. Longtemps, ses tuileries, ses huileries, ses usines de produits chimiques ainsi que sa non moins célèbre raffinerie de sucre ont contribué à la renommée de Marseille dans le monde entier - le tout servi par le port et sa réparation navale, ses navigateurs et ses dockers...
Aujourd'hui, les bateaux qui apportaient des marchandises rares et précieuses ne débarquent plus guère que des croisiéristes en escale... ou de gigantesques conteneurs dont les hideux amoncellements colonisent un peu plus chaque jour les collines alentour.
À la recherche d'une vie meilleure pour leurs familles, de nombreux travailleurs étrangers - italiens d'abord, puis arméniens, espagnols, africains... - trouvèrent à Saint-André un petit Eldorado assurant le travail aussi bien que la chaleur de la solidarité et d'un vivre-ensemble aujourd'hui révolu.
Nos grands-parents étaient de ceux-là, qui ont participé à l'évolution économique du « village » et à l'identité d'un quartier alors particulièrement vivant. En même temps que la mémoire du quartier, c'est aussi leur souvenir que nous avons voulu restituer.
Nous espérons que ce recueil vous apportera autant de plaisir que nous en avons eu à le réaliser.
Les filles de Saint-André
Depuis 2001, organisée en « ateliers » thématiques, l'association « les filles de Saint-André » s'est donné pour mission de collecter tous matériaux (graphiques, iconographiques, sonores, audiovisuels) susceptibles de restaurer la mémoire collective d'un quartier désormais en voie de désertification, mais qui fut au plein coeur de la vitalité économique et sociale de Marseille. Aujourd'hui, leur contribution à la constitution du patrimoine immatériel local s'avère plus que jamais décisive.