La corrida dans la littérature du XIXe siècle

La corrida dans la littérature du XIXe siècle

La corrida dans la littérature du XIXe siècle
Éditeur: Pimientos
2009167 pagesISBN 9782912789976
Format: BrochéLangue : Français

Lorsque les écrivains européens découvrent

l'Espagne au tournant du XIX<sup>e</sup> siècle,

ils découvrent aussi la tauromachie. Sans

doute en avaient-ils entendu parler, mais la

faiblesse des moyens de communication

explique qu'il s'agisse d'une découverte presque totale. La

corrida leur apparaît immédiatement comme une permanence

des antiques jeux du cirque.

Ils se dépêchent de s'asseoir côté sombra , pour la conter,

la raconter, se faisant pour l'occasion journalistes, et avec

quelle précision dans la phrase, méticulosité dans la description,

sens du rythme et science de la narration.

Leur enthousiasme est unanime.

Dumas : «Notre premier mouvement, en entrant dans ce

cercle de flamme, fut de nous rejeter, épouvantés, en arrière.»

Mais plus tard : «Les combats de taureaux sont un spectacle

dont on ne se lasse pas quand on les voit, puisque huit jours

de suite j'ai vu tous les combats de taureaux qui se sont livrés

à Madrid.»

Mérimée : «Le seul argument que l'on n'ose présenter, et

qui serait pourtant sans réplique, c'est que, cruel ou non, ce

spectacle est si intéressant, si attachant, produit des émotions

si puissantes, qu'on ne peut y renoncer lorsqu'on a résisté à

l'effet de la première séance.»

Avant d'ajouter : «Il faut en convenir, à la honte de l'humanité,

la guerre avec toutes ses horreurs a des charmes extraordinaires,

surtout pour ceux qui la contemplent à l'abri.»

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