Bordeaux sous l'Occupation

Cet ouvrage passionnant, illustré par de très nombreux
documents, est un tableau vivant et détaillé de Bordeaux
sous l'occupation de 1940 à 1944.
Capitale tragique de la défaite de 1940, base stratégique du III<sup>e</sup>
Reich, Bordeaux occupe une place importante dans l'histoire
de la Seconde Guerre mondiale. Une base sous-marine, des
abris antiaériens, des blockhaus, des fossés antichars, des
postes de DCA et des points d'eau sont construits dans la cité et
ses environs. Des sous-marins allemands et italiens partent de
Bacalan pour attaquer les convois alliés. Diverses casernes sont
occupées par les troupes allemandes. Les navires qui assurent
les liaisons économiques de l'Allemagne avec l'Espagne, le
Portugal et le Japon y ont installé leur port d'attache. Une
puissante antenne de la Gestapo s'y installe dès 1940.
Malgré la présence de l'occupant, la collaboration, les
privations, le STO, les bombardements aériens, la vie
culturelle se poursuit, avec des conférences littéraires, le
cinéma, le théâtre, les concerts musicaux... Chaque boulevard
périphérique a sa salle de cinéma, ainsi que presque chaque
quartier. La vie sportive de la cité est sérieusement entravée.
Seuls l'athlétisme, le rugby, le football et la natation connaissent
une certaine activité. La vie économique dépend largement du
bon vouloir de l'occupant.
Les persécutions antisémites touchent durement la cité et
ses environs. Dès l'été 1940, la Résistance se développe. Les
réseaux et les maquis prennent de plus en plus d'importance
dans le département. Des chefs courageux émergent. L'affaire
Grandclément frappe durement la lutte clandestine. Cependant,
suite au départ des Allemands, les maquis pénètrent dans la
ville fin août 1944.