La muraille de Chine : récit d'un fugitif

La Chine du III<sup>e</sup> siècle avant J. -C.
Une brève période de paix après
l'unification du pays par le premier
empereur. Le narrateur, un simple paysan
chinois, est arraché à sa terre avec des
milliers de conscrits pour une corvée
impitoyable : construire la Grande
Muraille dans les plaines de loess d'Asie
centrale. Et voilà tout un peuple jeté par la
haine dans une gigantesque entreprise,
pour un monstrueux monument d'inanité
qui doit sceller pour l'éternité un système
de bureaucratie civile et militaire,
démultiplié à l'infini, rationalisé et
égalitaire sous la houlette du Grand
Empereur.
Dans ce récit historique - une allégorie
aux résonances universelles - où il est
question de mégalomanie, de révolte,
d'immortalité, Kaikô raconte le destin de
ces esclaves accablés par la fatalité, de cet
homme qui trouvera en lui-même la force
de survivre, de poser ses briques d'argile
et de partir vers le désert.