François-Joseph Gossec (1734-1829) : un musicien à Paris, de l'Ancien Régime au roi Charles X

Né en 1734 à Vergnies (village aujourd'hui belge), François-Joseph
Gossec étudie la musique chez les chanoinesses de Walcourt, puis
à Maubeuge et enfin à la cathédrale d'Anvers.
Ses talents de violoniste lui permettent d'entrer en 1752 dans
l'une des plus prestigieuses phalanges musicales parisiennes, celle
du fermier général Le Riche de la Pouplinière. Dès 1756, une
brillante carrière s'offre à lui et, en 1760, il compose une Messe
des morts , oeuvre que Mozart a connue et dont il a pu s'inspirer
dans son propre Requiem.
Entre 1762 et 1773, Gossec est au service des princes de
Condé et de Conti. Formé aux canons de l'école de Mannheim,
c'est l'un des pionniers auxquels on doit en France l'acclimatation
de la symphonie classique et la naissance de l'orchestre moderne.
En 1773, il dirige le fameux Concert spirituel des Tuileries et devient
vers 1780 l'un des directeurs de l'Académie royale de musique.
Il embrasse les idées de la Révolution et durant quatre ans
compose les musiques destinées aux célébrations nationales.
On lui doit la première orchestration de la Marseillaise qui sans
lui n'aurait peut-être pas connu le sort glorieux qui fut le sien.
En 1795, avec Sarrette, il fonde le Conservatoire National
Supérieur de Musique dont il est inspecteur jusqu'en 1816. Il meurt
à Passy, oublié, le 16 février 1829.