Aki Kaurismäki

Aki Kaurismäki
2006224 pagesISBN 9782866424527
Format: BrochéLangue : Français

Lorsqu'on a pour la première fois en France, dans les années quatre-vingt, entendu parler de

Kaurismäki, il y avait deux prénoms

pour un nom. Aki et Mika son frère, tous deux cinéastes finlandais, qui nous faisaient découvrir

à la fois un cinéma inventif, une

troupe d'acteurs, des paysages et des villes à partir de zéro. Il y avait donc un cinéma en Finlande

et des cinéastes cinéphiles sur

les traces de Robert Bresson, de Jean-Luc Godard ou encore d'un acteur fétiche de la Nouvelle Vague, Jean-Pierre

Léaud.

Depuis, seize longs métrages plus tard, Aki Kaurismäki a conquis une réputation mondiale d'auteur

à part entière. Il suit une voie

tout à fait personnelle, aux confluents, comme le pays d'où il vient, de cultures métissées,

particulièrement influencé par la civilisation

russe et son épisode soviétique.

Son premier long métrage en 1983 est une adaptation de Crime et châtiment , en 1992 il adaptera dans un studio en région

parisienne La Vie de Bohème , en 1989 Les Mains sales , et en 1999 le chef-d'oeuvre de la littérature finlandaise Juha.

Il est lui-même

un écrivain, même s'il a choisi de s'exprimer par le cinéma.

Il doit l'un de ses plus grands succès Leningrad cow-boys à un groupe de musiciens déjantés, coiffés d'immenses

bananes et de

bottes aux bouts hyper pointus, portant le même nom, et qui mêle les musiques traditionnelles au tango, à la country, au rock n'roll

et à la musique de fanfare.

En 2002, L'Homme sans passé est sélectionné au festival de Cannes, nominé aux Oscars à Hollywood et rencontre

un grand

succès public. En 2006, il revient en compétition au festival de Cannes avec Les Lumières du faubourg. Ces deux films

portent la

vision du monde selon Kaurismäki, de cette partie de l'Europe du Nord où les êtres humains cherchent à recoller les morceaux

d'une identité éclatée par les guerres du XX<sup>e</sup> siècle et la nouvelle ère de la globalisation. Les langues se

mélangent, le chômage est

partout, des réminiscences de cultures et d'expressions artistiques circulent, par la littérature ou les chansons, quand les hommes

et les femmes se rencontrent, mais le mal est fait. « Le sens de la vie est de se forger une morale personnelle qui respecte la nature

et l'homme, puis de s'y tenir » (A. Kaurismäki).

Le dialogue avec Peter von Bagh est une complicité de longue date, lorsqu'ils échangeaient leurs opinions cinéphiles à

la

sortie de la cinémathèque d'Helsinki, ou encore lorsqu'Aki Kaurismäki proposait ses articles à la revue que dirigeait Peter

von Bagh.

Désormais, dit ce dernier, c'est moi qui l'écoute. Ces entretiens sont la manifestation la plus évidente que ces deux-là ont

beaucoup

à échanger, qu'ils se respectent et s'écoutent dans des conversations intenses qui permettent au lecteur de pénétrer dans

l'univers

cinématographique d'Aki Kaurismäki.

Depuis ses débuts Aki Kaurismäki travaille avec la même équipe, dont une photographe de grand talent qui a suivi tous ses

tournages, Marja-Leena Hukkanen, qui permet aujourd'hui d'illustrer ces entretiens de superbes photos de plateau et de

tournage.

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