L'instrumentation médico-chirurgicale en caoutchouc en France : XVIIIe-XIXe

Le caoutchouc, découvert par les explorateurs du Nouveau Monde
au XV<sup>e</sup> siècle, s'avéra difficile à utiliser en Europe : collant à la chaleur,
cassant au froid, dégageant une odeur désagréable, il resta dans les cabinets
de curiosités jusqu'au XIX<sup>e</sup> siècle, où les chimistes commencèrent à
s'y intéresser. Réussissant à le dissoudre, ils permirent de donner au
caoutchouc la forme souhaitée, le transformant même en fil pouvant
être tissé. Les tissus caoutchoutés, imperméables, connurent un franc
succès. Des instruments médicaux en caoutchouc, comme les sondes
et les bougies urinaires, révolutionnèrent certains gestes techniques.
Mais ce caoutchouc vieillissait vite et mal, s'écaillant, se cassant,
occasionnant des complications médicales graves. Alors que les limites
à son utilisation semblaient atteintes, l'invention de la vulcanisation par
Goodyear apporta un second souffle à son exploitation. Stabilisé par
son mélange au soufre, le caoutchouc était inusable, inodore, souple,
élastique. Une kyrielle d'instruments médicaux furent alors inventés,
dont un grand nombre sont encore utilisés de nos jours. Outre l'histoire
du caoutchouc dans les instruments médico-chirurgicaux, de nombreux
fabricants ont été tirés de l'oubli et sont recensés dans cet ouvrage, qui
intéressera historiens de la médecine et collectionneurs.