Dieu, cet apprenti-sorcier. Destin d'un Dieu

Dieu, cet apprenti-sorcier
suivi de
Destin d'un Dieu
(Grondement lointain de tambour)
Des Voix : Nul n'a vu pareille tempête depuis qu'il est sous le soleil. Depuis qu'il boit l'eau des sources. Le fleuve bouillonne. Mais la fin du voyage est proche.
(Grondement lointain de tambour).
Actrice : Rameurs ! La trêve s'annonce. Mais le fleuve est fou. Il a chassé tous les initiés de son couvent. Il chante dans son asile et les Rachetés grelottent de famine et de guerre, de haine et de maladies. Ce marigot (il indique le décor) est à la barre et les poètes plaident coupables. Le représentant du Ministère public, Maître Kujèsu, requiert la peine capitale.
(Grondement lointain de tambour).
Des Voix : Ouiiiiiiiiiiiiiii ! Il la lui faut, cette peine. Autrement, il condamnera à son tour !
(Grondement lointain de tambour).
Dieu, cet apprenti-sorcier met en exergue l'incapacité de la plupart des Etats africains à trouver une option économique adéquate qui puisse favoriser le développement de leurs nations. Du coup, ils acceptent toutes les propositions venant de l'Occident, quelles qu'en soient les conditions. Quant à la pièce Destin d'un Dieu, elle dénonce la corruption et la mauvaise utilisation de la foi religieuse à des fins personnelles, malsaines et opte pour une réelle conscience pour mieux gérer la trinité que constituent Dieu, l'Amour et l'Absurde.