Les larmes du Liban

Pour des raisons diverses, plusieurs personnages sont amenés à se
retrouver au Liban : Cécile, jeune enseigne de vaisseau ; son oncle
Georges, moine bénédictin ; Jean, un écrivain breton et d'autres
encore. Le lien se tisse d'une destinée commune : le pays est bouleversé
par une multiplicité de convictions et d'intérêts. Ces Français,
plongés au coeur de la guerre civile, se trouvent dans une situation
délicate et dangereuse. Les larmes du Liban raconte, avec une
véracité étonnante, la difficile tâche d'extraire ces ressortissants
d'une zone de conflit.
Les portraits sont soignés et l'imbrication des aspirations de
chacun illustre la relativité des valeurs. Les récits de guerre sont
haletants et poignants, les situations vécues de l'intérieur suscitant
la réflexion du lecteur sur la diversité des caractères humains. Le
texte est aussi porteur de valeurs humaines poussées au plus haut
degré par la guerre. Le besoin se fait alors sentir de se fier au divin
et l'auteur rend compte des croyances dans une région exceptionnellement
religieuse, ce qui favorise l'intrusion du surnaturel dans
le récit.
Ce roman est tout à la fois une réflexion sur la guerre et la géopolitique
du Proche-Orient ; une leçon de vie et de tolérance, éloge du
courage de ceux, hommes et femmes, qui risquent leur vie au
service des autres : ici, les marins, les aviateurs de l'Armée de Terre
et les commandos.