Licenciement pour faute : drame moderne en trois actes

1984 : une usine de produits chimiques ferme ses
portes, laissant sur le carreau une population ouvrière
naufragée. Un silence pesant s'installe sur le gigantesque
site industriel, où seul reste en activité un cabinet de
reclassement.
C'est à l'ombre de cette usine qu'a grandi la jeune Lilas,
fille d'ouvrier, élevée par une grand-mère arrachée au
monde de la paysannerie. C'est ici que va se jouer une
tragédie, puisant sa source dans le sentiment d'humiliation
attaché au déclassement social, quand à la fierté ouvrière
des Trente Glorieuses succède la honte des années de
chômage.
Dans ce qui fut une florissante usine de production de
peinture, la colère ouvrière prend la forme d'un jaillissement
de couleurs, et trouve un prolongement inattendu
dans les traits fulgurants de la peinture expressionniste.
La chute est brutale, et rappelle au visiteur de l'entreprise
aujourd'hui désaffectée, que le rouge est d'abord la couleur
du sang.