Le goût de Capri et autres îles italiennes

Certains sites terrestres ont un goût de paradis.
Ainsi des îles italiennes «Parthénopéennes», dans
le golfe de Naples (Capri - l'«île des sirènes» -,
Nisida, Procida, Vivara, Ischia), et, plus au sud,
«Éoliennes» (Lipari, Stromboli, Salina, Panarea,
Vulcano, Filicudi et Alicudi). Leur beauté occulte
souvent des dangers bien réels. À l'exception de Capri,
toutes ces îles sont d'origine volcanique, soumises
aux tremblements de terre et aux éruptions. Procida ou
Lipari furent aussi longtemps des lieux d'exil : pour
les condamnés de droit commun ou les prisonniers
antifascistes, l'éden devenait un enfer. Mais, en dépit
de ces ombres, c'est le goût du bonheur que viennent
chercher ici depuis toujours écrivains, photographes
ou cinéastes : sur les traces d'un Ulysse vagabond,
Alexandre Dumas, Axel Münthe, Henry James,
Jean-Paul Sartre, Alberto Moravia, Elsa Morante,
Roberto Rossellini, Jean-Luc Godard, Nanni Moretti,
et bien d'autres, seront des guides précieux.