Kufr : mécréances et hérésies en terre d'Islam

Les politiques comme les médias ont pour mauvaise habitude de présenter
les maghrébins, ou autre originaires de pays musulmans, comme
s'ils étaient tous des Arabes, ce qui est une grossière erreur, ou mahométans,
bien que la religion musulmane ne soit pas celle de la totalité de la
population de ces pays.
Comme toute religion, l'islam possède ses contestataires, ses hérétiques,
ses déviants. Croire le contraire, ce serait nier la dimension fondamentalement
diverse de la nature humaine.
De tout temps, et de nos jours plus que jamais, des voix se sont élevées
en islam pour manifester leur désaccord avec le Coran et la Sunnah qui
font Loi. Au coeur de l'actuelle et extrême radicalisation des comportements
religieux, certains veulent vivre selon leur libre conscience, dans la
modernité, en abolissant toute référence religieuse. Ils sont la plupart du
temps considérés comme ceux qui ont trahi «l'arabité» ou l'islam. Ils subissent
des pressions et sont accusés de tous les maux par ceux qui prétendent
représenter la pureté de la foi, quand ils ne sont pas purement et simplement
emprisonnés ou même exécutés sous de faux prétextes. D'autres,
croyants et favorables au modernisme, cherchent à faire l'exégèse historique
et scientifique du Coran. Ils subissent le même sort. Ces courants, bien
qu'ils restent minoritaires à l'échelle mondiale, existent et ce serait une
profonde erreur de les négliger.