Les Harpes de fer

La longue attente de l'émerveillement est le thème des "Harpes de fer". Depuis trente ans, Armelin Lévignacq se lève chaque matin pour aller travailler. Toute son existence n'aura été qu'une faction de cent mille heures derrière une machine. Maintenant, au seuil de la vieillesse, il se demande si le chemin de l'usine le conduit ailleurs que vers la mort. Un dimanche soir, Armelin assiste à un concert, pour la première fois. Il essaie de comprendre les voix fraternelles qui montent vers lui de l'orchestre : l'acier, auquel sa vie était dédiée, parle lui aussi comme les harpes. Les flèches des charpentes dans le ciel ne peuvent pas être belles inutilement, ni les pylônes géants offerts au vent à travers les plaines. L'ennui et la mort des hommes servent à construire l'inexplicable beauté - et cette énigme est leur réponse.
Sur Les Harpes de Fer
"Un roman lyrique où l'observation est sublimée par l'incantation et où le dialogue s'établit entre le vieil homme et l'usine, entre le vieil ouvrier et le théâtre, sur les sommets et non dans les bas-fonds, aux approches d'une harmonie supérieure."
Philippe Sénart, Combat
"L'auteur s'exprime avec tant d'élégance et de maîtrise qu'il est difficile de se croire devant un premier roman. Mais est-ce bien un roman ou un hymne à la noblesse du travail manuel et de celui qui l'accomplit."
Annie Brierre, Les Nouvelles littéraires