La politique et la gestion des risques : vues françaises et vues britanniques : actes du colloque, Paris, Fondation Singer-Polignac, le 8 février 2007

A partir de 1998, la France s'est dotée d'un ensemble de structures
institutionnelles et d'un dispositif législatif pour l'évaluation et la maîtrise des
risques. De son côté, dans la même période, la Grande-Bretagne a également
apporté des ajustements et des modifications à son propre dispositif. Les crises de
la vache folle notamment et les préoccupations sur le nucléaire ont évidemment
renforcé l'importance de ces décisions prises par les pouvoirs publics. Dans le
même temps, les citoyens ont commencé à mettre en doute les réponses des
«experts» et à se doter de structures d'expertise, tandis que des ONG ou des
associations de consommateurs s'engageaient en nombre important sur ce terrain.
Pour éviter la dispersion dans un domaine qui pouvait être immense, ces
contributions sont centrées sur le risque alimentaire, le risque sanitaire et le risque
lié à la production d'électricité à partir du nucléaire. Au coeur des préoccupations et
des débats se trouvent la question de l'expertise et, surtout, celle du principe de
précaution que les participants se sont efforcés de définir et de situer dans une
problématique qui concerne également les responsables politiques puisqu'il a été
inscrit, du moins en France, dans la Constitution après de longs débats.
C'est à l'ensemble de ces données qu'est consacré le Colloque «La politique et
la gestion des risques : vues françaises et vues britanniques» organisé à la
Fondation Singer-Polignac le 8 février 2007 par le Conseil franco-britannique avec
la collaboration de l'IDDRI et dont ce livre reproduit toutes les interventions.