Savorgnan de Brazza

Ce livre est l'histoire de Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905),
italien naturalisé français, grand explorateur du début du siècle à
qui l'on doit le nom de la ville de Brazzaville (Congo).
Il explora la rive droite du fleuve Congo ouvrant la voie à la colonisation
française en Afrique équatoriale. Sa bonhomie, son charme, son approche
pacifique des Africains faisaient de Brazza une figure d'exception
parmi ses contemporains qui exploraient l'Afrique au nom des grandes
puissances occidentales.
Les populations locales de Brazzaville ont rendu récemment hommage à
Savorgan de Brazza en élevant un mausolée à son attention. Ces cendres
y furent également transférées en octobre 2006.
René Maran (1887-1960), remporte le 1<sup>er</sup> Prix Goncourt attribué à un
noir en 1921 avec son livre intitulé «Batouala». Aîné d'Aimé Césaire
(1913-2008), homme de lettres Martiniquais, et de Léopold Sédar Senghor
(1906-2001), poète, écrivain et homme politique sénégalais. René
Maran demeure le grand oublié de cette littérature Antillaise que l'on
nomme aujourd'hui «francophone». Alors que Léopold-Sédar Senghor
en a lui-même fait le «précurseur de la négritude».
Batouala, roman qu'il juge «trop noir et non-européen» pour les Français
le fera connaître, et déclenchera un vent de scandale notamment auprès
des responsables de l'administration coloniale qui interdit la diffusion du
livre en Afrique (Maran sera contraint de démissionner de son poste).
Sa fonction d'administrateur des colonies le met dans une position délicate
: il se doit de servir son pays qu'il chérit tant, mais ne peut s'empêcher
de se sentir solidaire des peuples d'Afrique équatoriale française.