Notions sur le sens de l'ouïe

Notions sur le sens de l'ouïe

Notions sur le sens de l'ouïe
Éditeur: Slatkine
2014155 pagesISBN 9782051026079
Format: BrochéLangue : Français

Les Notions sur le Sens de l'Ouïe de Fabre d'Olivet (1797-1825) que nous

rééditons dans la collection Nouvelle Bibliothèque Initiatique Slatkine,

demeurent l'un des témoignages les plus emblématiques du Théosophe

Immortel. La série de missives fictives envoyées par notre auteur à

Guillaume Servier, ancien commerçant, «huguenot» originaire de

Gange comme notre auteur, ont trait aux guérisons que ce dernier

aurait opéré sur de nombreux sourds muets de naissance. On situe l'intérêt

de Fabre d'Olivet pour la médecine occulte, entre 1811 et 1819,

années qui correspondent aux dates des deux éditions successives de

l'ouvrage en question mais aussi à celle de la Langue Hébraïque

Restituée aux quelles elles restent mystérieusement liées par la notion de

cure par «sommeil sympathique ou hypnose», terme que l'on retrouve

dans la kabbale hébraïque.

Fabre d'Olivet est mis en cause pour ses cures miraculeuses, à Paris,

puis dans les Cévennes, entre l'époque où la bureaucratie napoléonienne,

puis le règne de Louis XVIII demeurent réticentes aux médecines

parallèles, nées de l'Illuminisme romantique fin XVIII<sup>e</sup>, alors

même que Mesmer et son magnétisme animal sont en pleine disgrâce.

Fabre d'Olivet qui défend sa cause dans son ouvrage, fait les frais de ce

nouvel état d'esprit positiviste. Les cures dont le Genevois Rodolphe

Grivel, mais aussi le jeune apprenti tailleur de pierre parisien Louis

Veillard, entre autre, sont les heureux bénéficiaires, offrent aux détracteurs

de Fabre d'Olivet plus d'un moyen de le discréditer aux yeux du

public lettré.

Notre auteur, dans sa correspondance fictive à son ami d'enfance

Servier, plongent le lecteur aux sources même de la philosophie du langage

; celle héritée de Rousseau (1712-1778) ; mais plus directement

encore, celle dont Court de Gébelin (1719-1784) aurait déployé les mystérieux

rameaux dans les volumes de son Monde Primitif comparé et analysé

avec le Monde Moderne ; sans éluder De La Philosophie de la Nature du maître

de notre auteur, Delisle de Salle (1741-1816). Car Fabre d'Olivet (qui fut

aussi musicien et compositeur) ne se contente pas de témoigner presque

au jour le jour des soins qu'il prodigue à Paris à ses patients ; il disserte

habilement avec un esprit de synthèse peu commun sur les notions de

sons à l'étude depuis l'Antiquité, chez les Pythagoriciens, mais aussi

d'ouïe métaphysique, de Verbe symbolique, de parole créative. Parole

par laquelle l'écoute, et par prolongement direct, l'entendement

humain, redessinerait les choses, se réorienterait et se resituerait dans

l'espace et le temps.

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