Dominique Gonzalez-Foerster, films

Parler du cinéma de Dominique Gonzalez-Foerster, c'est
parler des films qui résistent à la description, à l'énoncé
d'un système.
C'est approcher une artiste cinéaste qui, comme Marcel
Duchamp enfermait l'air de Paris, nous livre un peu d'air
du temps.
De DGF 5 à Anna Sanders, c'est la proposition simple et
affectueuse d'une jeune fille frêle qui comme un personnage
de conte, voudrait nous livrer le secret du monde.
Le voyage sera donc une composante importante de la vie
de Dominique, pour chaque destination, il lui faudra inventer
une image, une façon de filmer. À moins que ce ne soit
l'inverse, que Dominique ne coure le monde à la
recherche de cette image qu'elle connaît déjà.
C'est peut-être ce qui explique la précision et la pertinence
de ses films qui en quelques minutes nous marquent
pour de longues années.
Charles de Meaux