Lettres de Cang-Ti, grand mandarin de Chine, recueillies par Mylord Shaftesbury

Lettres de Cang-Ti, grand mandarin de Chine, recueillies par Mylord Shaftesbury

Lettres de Cang-Ti, grand mandarin de Chine, recueillies par Mylord Shaftesbury
Éditeur: H. Champion
2009519 pagesISBN 9782745318640
Format: ReliéLangue : Français

Les Lettres de Cang-ti, grand mandarin de la Chine, recueillies par Mylord Shaftesbury en 1772 , ne sont pas une simple « chinoiserie » à la mode du XVIII<sup>e</sup> siècle mais une critique virulente des religions qui s'inspire des courants philosophiques les plus radicaux des Lumières. Leur auteur, Sébastien Joseph Antoine Cupis de Camargo, naquit à Bruxelles dans une famille connue. Son caractère tumultueux, voire excessif, imprègne les Lettres de Cang-ti dès la première page. Camargo professe certes un véritable culte pour Voltaire, mais il dépasse rapidement le déisme de son maître pour se proclamer résolument athée. Il réfute systématiquement le Père Nonnotte, le critique virulent de Voltaire, et l'abbé Nicolas Sylvestre Bergier, avant de procéder à un examen méthodique de la Bible et des fondements de la religion chrétienne afin de mieux dénoncer la superstition et le fanatisme. Il revendique une morale naturelle « fondée sur nos besoins », qui s'appuie sur le matérialisme. Averroës, Diagoras, Lucrèce, Spinoza, Hobbes, Bayle, Locke, Montesquieu, Toland, Helvétius, Saint-Évremond, Du Marsais, Bolingbroke, Maupertuis, d'Argens, La Mettrie, Collins, voilà ses références ; Voltaire, Rousseau, Diderot, d'Alembert, Marmontel, Hume, Boindi, voilà ses maîtres.

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