Culture & musées, n° 7. Figures du corps au cinéma : body is comedy

Publics & Musées devient Culture & Musées
Revue internationale
Muséologie et recherches sur la culture
Publics et Musées , première revue scientifique francophone de muséologie, s'était donné pour vocation de présenter les résultats des recherches, des études et expériences suscitées par la prise en considération grandissante des publics dans les institutions muséales. Mais les publics des multiples institutions de la culture ne constituent pas des mondes séparés, les différentes recherches qui portent sur eux ne peuvent que se fertiliser mutuellement. La revue s'élargit donc des musées à la culture.
Revue scientifique à comité de lecture, Culture et Musées publie des travaux de recherche inédits sur les publics, les institutions et les médiations de la culture. Les contributions, regroupées autour d'un thème ou d'une problématique, font de chaque livraison un ouvrage collectif chargé d'approfondir une question vive et qui est placé, à ce titre, sous la direction d'un scientifique spécialiste choisi par le comité de rédaction. Des « Expériences et points de vue » présentent des réflexions, livrent des expériences, ouvrent des débats sur des questions suscitées par l'évolution des savoirs et des pratiques. Une partie « Lectures et nouvelles » rend compte d'ouvrages, de travaux novateurs (mémoires, thèses, études et recherches) et informe les lecteurs sur les publications ou les manifestations.
La revue s'adresse aux professionnels, aux chercheurs et aux étudiants, ainsi qu'à toutes les personnes intéressées par l'évolution actuelle du domaine des musées et de la culture. Elle est publiée avec les soutiens de la direction des Musées de France et de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Figures du corps au cinéma :
Body is Comedy
La question du traitement du corps est centrale dans l'histoire du cinéma. Les formes primitives de ce medium ont simultanément exploité les manières habituelles de montrer les corps dans les arts forains dont il est le prolongement indirect, et inventé de nouvelles possibilités de les mettre en scène, de les représenter ou de les faire disparaître et réapparaître à volonté. Pour certains cinéastes des origines, ces frictions entre le corps et le cinéma occupent même une place essentielle dans un dispositif où ce que l'on regarde s'impose comme une épreuve du voir assimilée aux possibles et impossibles distinctions entre le réel et l'irréel. De fait, la définition du corps montrable a été un enjeu essentiel dans la production de normes et la constitution d'un espace de possible transgression. Les limites du corps montrable, décent, aseptisé dessinaient en creux d'autres espaces, illicites, obscènes, où s'éprouvaient d'autres manières de filmer les corps et leurs interactions. Dire que le corps est comédie, c'est d'emblée signaler que l'une des propriétés du cinéma, depuis ses origines, est de centrer l'attention sur la dimension spécifique de la corporéité dans la vie sociale.