Ne joue pas fort, joue loin : fragments de jazz

«A Drum Is a Woman», jouait Duke Ellington. Avec son lot
de doutes, de ruptures orageuses, de bonheurs fulgurants
aussi, Ne joue pas fort, joue loin est l'histoire d'une passion.
L'histoire d'un fils d'immigrés italiens destiné à gagner sa
vie sur les chantiers, et qui devient batteur de jazz. L'un des
plus grands.
Conte de fées ? Sûrement pas. Il y eut la dèche, la prison,
le spectre de la drogue, la dépression parfois. Il y eut les
caves, les clubs, la route et les hôtels souvent. Il y eut ces
amours qui s'achèvent trop vite. Et, par-dessus tout, ces
grandes amitiés qui façonnent un artiste : Keith Jarrett,
Michel Petrucciani, Claude Nougaro.
Mais Aldo Romano est également un compositeur de
mélodies populaires : «Rimes», «Il Camino», «Annobòn»,
«Pasolini», etc. La richesse de son parcours, il la doit aussi
aux musiciens avec lesquels il a joué et qui l'ont inspiré :
Don Cherry, Chet Baker, Gato Barbieri, Joe Lovano, Joe
Henderson, Phil Woods, Jackie McLean, Steve Kuhn, Carla
Bley, Enrico Rava, Paolo Fresu, Glenn Ferris, Michel Portal,
Henri Texier, Louis Sclavis, Stefano di Battista, Danilo
Rea, Baptiste Trotignon, Michel Benita, Emmanuel Bex,
Francesco Bearzatti...
Du be-bop au free-jazz, en passant par la fusion, des
clubs de Saint-Germain-des-Prés à ceux de New York, dans
les nuages de tabac et les vapeurs d'alcool, sa guitare
acoustique et sa batterie ne l'auront jamais quitté.
La musique console de tout...