Huguenots : de la Moselle à Berlin, les chemins de l'exil

Le 18 octobre 1685, en son château de Fontaine-bleau,
le Roi Soleil signait l'édit par lequel les mesures
de tolérance religieuse de l'édit de Nantes
(1598) se trouvaient révoquées.
À Metz, comme dans tout le pays, le traumatisme
fut aussi profond que durable. Quelque 170 000
réformés du royaume - que l'on appelait, dès le
XVI<sup>e</sup> siècle, les «huguenots» - furent lancés sur
les chemins de l'exil, en Angleterre, aux Provinces-Unies
et en Allemagne, pour ne rien dire de l'Afrique
du Sud ou encore des États-Unis.
Les réformés du Pays messin choisirent majoritairement
les États voisins du Saint-Empire et,
plus particulièrement le Brandebourg-Prusse.
Accueillis à Berlin par le Grand Électeur Frédéric
Guillaume, ils prirent une part décisive à la vie
économique, culturelle et intellectuelle de leur
nouvelle patrie.
Cet album, édité à l'occasion de l'exposition
Huguenots. De la Moselle à Berlin, les chemins de
l'exil , invite le lecteur et le visiteur à suivre les traces
des réfugiés, du Pays messin au Brandebourg.