Généalogie de la construction juridique de l'Etat en France : des origines à 1958

Généalogie de la
construction juridique
de l'État en France
Des origines à 1958
Cette histoire débute avec la respublica (terme latin qui a ouvert la voie à la notion
moderne d'État). Celui-ci préfigure l'idée contemporaine de la « majesté de l'État »
(Machiavel).
En effet, l'appareil étatique n'est pas une simple superstructure technique destinée à
faire fonctionner la société : l'État transcende celle-ci.
Et ceci explique que des hommes puissent vivre et mourir pour lui, ne quid detrimenti
respublica capiat (afin que l'Etat n'éprouve aucun dommage).
D'autant qu'avec la greffe chrétienne, l'État romain a élargi ses compétences ratio
pastoralis : il a pris en charge le gouvernement pastoral des âmes.
Puis, après l'effondrement de l'Empire de Rome, l'ouvrage s'attarde sur le passage
progressif d'une royauté avec un prince défendant son état c'est-à-dire agissant pour
préserver sa place, à un État avec un prince chargé de le défendre. Ensuite, le Roi n'a
plus existé que par l'État, et, avec, les vicissitudes de l'histoire politique du XIX<sup>e</sup> siècle, il
a pu se concevoir sans le Roi.
À partir de là, les pays d'Europe ont suivi plusieurs voies, parmi lesquelles celle de
la France ayant abouti à l'établissement d'un État, revotant une forme républicaine
démocratique et libérale, consacrée par la Constitution de la V<sup>e</sup> République (1958).