Deo gracias : de père en fils (trilogie)

Deo Gracias est le récit de deux regards croisés sur
l'hispanité à travers deux quêtes qui s'entrelacent et
dialoguent secrètement : celle d'un père venu échouer, le
temps d'un séjour universitaire, dans une Espagne qui vit les
retombées de la movida et dont la réalité lui file entre les
doigts ; celle d'un fils qui trouve dans l'excès une réponse à
sa violence, dans la fête un remède à son manque à être, et
dans l'amitié une réconciliation avec lui-même.
Tout en turbulences, en désordres fous, en imagination
vaine, Victor est venu se perdre en Amérique Latine. A dix-sept
ans, sa vie n'a été qu'une suite de faux départs, de fautes
de parcours qui l'amènent à se fuir sans cesse.
En Espagne, son chemin sera ponctué de rencontres :
José, Joan, Manu, Téo, Erika, seront autant de passeurs qui le
conduiront vers lui-même, au risque, quelquefois, de perdre
l'équilibre.
Téo, l'indomptable, côtoie continuellement l'abîme, vit
dans le défi permanent ; il va l'introduire dans sa tribu, qui
l'accueille comme un de siens, l'initier à ses rites et
l'entraîner dans une exploration des extrêmes, dont il ne
sortira pas indemne. Dans la fête, l'alcool, la drogue, Victor
entreprend un autre voyage qui le conduira à toucher ses
limites. Deo Gracias est aussi l'histoire de cette amitié
périlleuse.
Interrogation sur l'Espagne de fin de siècle, entre
tradition et postmodernité, fête et violence, le roman décrit
une jeunesse désaxée mais lucide, en quête de ses marques, à
la recherche de nouvelles formes de socialité et en proie à
toutes les tentations, jusqu'au vertige et la dépossession de
soi.