Mes carnets de Venise

À Venise, tout est dramaturgie, nous dit Isabelle de Borchgrave. La douleur y est plus vive, la joie aussi. Sans doute
est-ce lié à la flamboyante beauté du lieu. L'artiste y revient chaque hiver, dans un hôtel mythique, Le Cipriani, dont
elle peint les murs en trompe-l'oeil de tissus Fortuny. À chacun de ses passages, elle enrichit ses carnets, de dessins ou
d'aquarelles. La ville surgit, d'un trait de pinceau, des lumières acqueuses de la lagune, avec ses canaux et ses vaporettos,
ses taxis et ses gondoles, ses ponts et ses façades. Elle se peuple de promeneurs, qui empruntent ses venelles
étroites, s'attardent au Florian devant un chocolat chaud, s'invitent dans des palais dont le riche décor est un théâtre
en soi. Elle devient familière, sans rien perdre de sa magie, mais se tissant de souvenirs et de rencontres. Un carnet
pour découvrir une Venise intime et somptueuse, sérénissime.