Le sensible et le mouvement

Ce livre entend réhabiliter le corps et son sensible dans l'expérience humaine. Dans cette optique, il soumet certaines thèses philosophiques, celles en particulier des phénoménologues, au verdict de l'expérience corporelle subjective. Il s'inscrit de ce fait dans le grand thème de l'opposition entre une perception flottante et trompeuse et la pensée, rationnelle, stable et sûre.
Pour Kant, la raison n'était certes pas à l'abri de l'erreur, mais avait le privilège de porter en elle la potentialité de ne pas se tromper. Ne peut-on soutenir comme thèse complémentaire que l'expérience perceptive de la subjectivité, si elle n'est pas non plus à l'abri de l'erreur, contient elle aussi un potentiel éminemment fiable d'élargissement des connaissances ? C'est en tout cas la thèse que défend Danis Bois.
Un autre intérêt, et non le moindre, de cet essai, est qu'au détour de l'argumentation, le lecteur bénéficie d'une promenade riche et variée dans le monde de la philosophie et des philosophes, présentée de façon simple et accessible.
Danis Bois dirige le département «Pédagogie perceptive du mouvement» à l'Université Moderne de Lisbonne.