L'allée des hévéas

Une famille antillaise classique, au grand complet, se
retrouvant en lointaine Asie, fin des années quarante ?
C'est le sort des serviteurs de l'Etat Français, déplacés
d'une colonie à l'autre, au gré des besoins de représentation
de la France dans ses possessions d'Outre-mer.
Pour autant est-ce un bonheur pour ces expatriés ?
Une des filles nous conte sa vie en Indochine,
heurs et malheurs dans une ambiance tendue, au sein
de la famille bien sûr, dans une fratrie à rallonge très
solidaire, près de Père et Mère en conflit. A l'extérieur
le monde colonial si apprécié des résidents européens
qui en profitent largement, s'écroule ; la fin approche.
Heureusement la narratrice, adolescente, peut saisir,
bien qu'inquiète et souvent choquée, des aspects plus
sympathiques : les camarades, la nature de cette terre
magnifique, les contacts avec les «natives» comme
disent les Anglais. Tout a une fin, au moins pour
la présence française ; il faut partir ; le peuple devra
continuer à se libérer de l'occupation étrangère pendant
plusieurs années encore. Que deviendront l'adolescente
et les siens ?