Sedan, 1870 : l'émouvant récit du caporal Louis Oberhauser

Voulue par le chancelier Bismarck, la guerre de
1870 a sonné le glas du Second Empire de
Napoléon III en quelques semaines, à l'issue d'une
défaite française à la fois tactique et logistique.
Ce conflit a fortement marqué les esprits de la
Belle Epoque et a laissé des traces dans le nord-est de
la France, notamment à Sedan et Bazeilles.
Le témoignage vivant du caporal Louis
Oberhauser se révèle particulièrement intéressant
car il permet de mieux comprendre l'échec de
l'armée française. Observateur lucide et avisé des
errements du commandement, ce Haut-Marnais
nous entraîne de Besançon à Sedan, en décrivant
avec précision les escarmouches, les ordres et
contre-ordres puis finalement le désastre sedanais et
sa captivité en Allemagne, où il rédigea un petit
carnet de notes retrouvé par l'une de ses
descendantes, Mireille Fuselier-Guillaume.
Ce témoignage rare et souvent critique n'est pas sans rappeler les écrits des personnalités
du temps, notamment ceux de Victor Hugo dont des extraits sont présentés en parallèle. Ces
analyses étonnamment identiques mettent en lumière la réalité d'une guerre mal préparée.
Accompagné d'une riche iconographie issue de musées locaux ou de collections
particulières, le récit au jour le jour de ce soldat apparaît ainsi comme la chronique d'une
défaite annoncée.