Pour une sanction non-violente

Pour beaucoup, réagir c'est punir. Outre la gifle ou la fessée
administrée sous l'effet de la colère, la punition reflète
souvent une volonté de puissance, de domination par
rapport à l'enfant. Dans bon nombre de cas, elle n'a aucun
rapport avec la faute commise, elle est disproportionnée.
Dès lors, loin d'apparaître comme justifiée à l'enfant ou au
jeune, elle suscitera un sentiment d'injustice et fera naître une
envie de vengeance.
Comment réagir à la transgression efficacement et sans
violence ? Il est essentiel que l'enfant s'entende dire qu'il a
commis un acte répréhensible qui porte atteinte à la classe, à
son frère, au commerçant... La sanction doit l'aider à
comprendre la portée de ses actes et à percevoir la nécessité
de la règle pour vivre ensemble. Elle doit lui offrir la
possibilité d'une réparation en rapport avec la faute
commise. La sanction est un outil d'éducation à la
responsabilité, à la confiance en l'autre, au respect. C'est une
dimension essentielle de l'éducation non-violente.