A Zaragoza o al charco ! : Aragon, 1936-1938 : récits de protagonistes libertaires

Le 19 juillet 1936, Saragosse tombe aux mains des troupes de la
réaction soulevées contre la légalité républicaine. La chute de la
«perle anarchiste» représente une terrible catastrophe pour le
camp libertaire. En Catalogne et en Aragon, des volontaires se
mobilisent pour reprendre la ville et, pour la plupart, l'offensive ne peut se
dissocier de la mise en oeuvre du communisme libertaire.
C'est ce que retrace cet ouvrage, ancré dans des récits d'hommes et de
femmes engagés à divers titres dans ce processus révolutionnaire en armes, que
les anarchistes se retrouveront peu à peu seuls à poursuivre.
Les Giménologues ont rencontré ces rescapés - ou leurs enfants - dans la
foulée d'un premier livre traitant de la révolution espagnole, Les Fils de la nuit ,
élaboré autour des souvenirs d'Antoine Gimenez.
Ces témoins se nomment Engracia, fille de Florentino Galván, membre
du Conseil d'Aragon ; Petra Gracia, jeune libertaire de Saragosse (et future
mère du théoricien anarchiste Tomás Ibánez) ; Emilio Marco, milicien de la
colonne conduite par Antonio Ortiz ; Hélios, fils de Juan Peñalver, centurion
d'Emilio ; Isidro Benet, du Groupe international de la colonne Durruti, et son
fils César ; Antoine, fils de Manolo Valiña, homme d'action de la CNT-FAI.
Dans la continuité des Fils de la nuit , les Giménologues tentent à nouveau
d'articuler les histoires particulières et l'analyse des questions collectives. Ils
ont ajouté des développements de leur cru sur la nature du projet communiste
libertaire, ainsi que sur la polémique, encore entretenue de nos jours, à
propos d'une supposée cruauté spécifique des anarchistes espagnols.