Les parlements dans l'Union européenne après le traité de Lisbonne : la participation des parlements allemands, britanniques, espagnols, français et italiens

Les parlements nationaux ont longtemps été considérés comme étant les
«grands perdants» de l'intégration européenne qui a principalement été le fait
des gouvernements des États membres. Toutefois, le Traité de Lisbonne, entré
en vigueur en 2009, a, pour la première fois, reconnu leur importance en leur
attribuant directement certaines prérogatives parmi lesquelles la possibilité de
contrôler le respect du principe de subsidiarité.
Ce changement de paradigme, intervenu au niveau européen, a requis
certaines transformations, au sein des États, afin que les parlements puissent
faire usage de leurs nouveaux droits. Cet ouvrage étudie ainsi comment les
parlements - nationaux et régionaux - allemands, britanniques, espagnols,
français et italiens se sont adaptés à ce nouveau contexte. On se demande
également si ces modifications ont permis que les parlements cessent, enfin,
d'être en marge des affaires européennes tant dans leur propres États que dans
le cadre de l'Union.
Cette étude est originale en ce sens, comparant cinq États membres ;
elle dresse un véritable bilan de la pratique postérieure au Traité de Lisbonne,
cinq ans après son entrée en vigueur.