L'homme cinéma : entretiens avec Joël Magny

Figure influente des Cahiers du cinéma aux côtés des Truffaut,
Godard, Rohmer et Rivette - dans les films desquels il
fit quelques apparitions -, Jean Douchet a porté au sommet
une forme de critique qui a marqué plusieurs générations de
cinéphiles et de réalisateurs, tels André Téchiné, Xavier Beauvois
ou François Ozon.
S'il n'a pas fait la carrière de cinéaste que sa situation au coeur de
la Nouvelle Vague lui permettait d'envisager, le «Socrate de la
critique» doit sa notoriété à ses milliers d'interventions dans les
ciné-clubs et, plus tard, dans les cinémathèques. Cet épicurien
revendiqué reste un incomparable passeur, qui aura consacré son
existence à effacer la frontière entre la vie et le cinéma, synonyme
de plaisir et de liberté. Avec, toujours, le désir intact de transmettre
son «art d'aimer» le cinéma - mais pas n'importe lequel : celui
de Griffith, Chaplin, Murnau, Dreyer, Ford, Hitchcock, Lang,
Minnelli, Grémillon, Rossellini, Mizoguchi, De Palma...
Au fil de ces entretiens, Jean Douchet évoque sa découverte du
septième art sous l'Occupation, le «choc» Renoir, la rencontre
décisive d'Éric Rohmer, sa révélation du cinéma américain et son
culte de l'amitié - celle de Claude Chabrol, Barbet Schroeder,
Maurice Ronet, Jacques Rozier, Jean-Daniel Pollet ou Serge
Daney, parmi bien d'autres.