Henri Bergson et Albert Kahn, correspondances

Un professeur de vingt ans donnant des cours particuliers
à un élève d'un an plus jeune que lui. Un philosophe au début de
sa gloire conseillant un banquier au début de sa fortune dans la
construction d'un réseau de mécénat et d'oeuvres universitaires
voué à explorer le monde pour le rendre meilleur. La mort solitaire
dans Paris occupé d'un penseur désormais critiqué, la ruine d'un
banquier pris dans la crise économique et politique des années
1930. Telles sont les images frappantes de la relation entre Henri
Bergson et Albert Kahn, une amitié poursuivie tout au long de
deux vies exceptionnelles.
À partir de la publication des lettres inédites échangées
entre Henri Bergson (1859-1941) et Albert Kahn (1860-1940)
durant leur jeunesse, l'historienne Sophie Coeuré et le philosophe
Frédéric Worms mettent au jour de nombreuses clefs pour comprendre
ce qui unit ces personnalités célèbres mais secrètes.
Henri Bergson et l'Alsacien Albert Kahn, deux figures
profondément inscrites dans la France de la III<sup>e</sup> République,
n'ont cessé de croiser, tout au long de leur vie, la pensée et l'action.