Marchés et marques politiques en Afrique : l'exemple de la R.D. Congo

Qui sont-ils, ces hommes et ces femmes qui nous gouvernent ? En dehors de leurs
identités civiles, ils apparaissent sous des masques, des figures spécifiques, que l'on
appelle "marques politiques". C'est le transfert et l'adoption du concept de marché en
politique qui légitiment celui de marque politique. Ils autorisent une étude approfondie
de ce facteur déterminant de l'offre politique.
L'ouvrage déploie un important arsenal théorique autour de ces concepts. Il enrichit
les approches élaborées par des précurseurs - Jean Lacouture, Roger-Gérard
Schwartzenberg, Jacques Séguéla et Paul Okomba - d'une réflexion fondée notamment
sur la narratologie greimassienne, la pragmatique psycho-sociologique de Palo Alto et
la rhétorique des figures. C'est le champ politique africain et surtout la R. D. Congo
dans sa période transitoire (2003-2006) qui offrent le cadre d'analyse. Quelle est la
marque politique des acteurs en vue de la transition congolaise : de Joseph Kabila et
ses vice-présidents ? Des opposants emblématiques Antoine Gizenga et Etienne
Tshisekedi ?
Comment, surtout, ces portraits politiques se concrétisent-ils à travers leur
physique, leur caractère et leur style ? L'ouvrage apporte des réponses précises et
largement argumentées à ces questions et illustre une application de la narratologie
politique.