Revue internationale des sciences sociales, n° 192. Dilemmes pour la construction de nations

La Revue internationale des sciences sociales , créée en 1949 par l'UNESCO, est publiée en cinq
langues : anglais, français, arabe, chinois et russe. Une version en espagnol se trouve sur internet,
au site www.unesco.org/issj.
La revue vise à rapprocher les communautés de spécialistes des sciences sociales, ainsi qu'à porter
à la connaissance d'un large public des informations et des discussions en sciences sociales qui sont
déjà connues des milieux spécialisés.
Les numéros sont en général organisés autour d'un dossier thématique coordonné par le rédacteur
en chef en collaboration avec un conseiller de la rédaction. Des manuscrits non commandés
peuvent aussi être pris en considération, paraissant sous les rubriques «Tribune libre», «Le milieu
des sciences sociales» (articles sur des questions professionnelles dans le domaine des sciences
sociales), et «Dossiers ouverts» (articles faisant suite à des échanges de vues thématiques
antérieurs). Les informations sur les abonnements figurent en troisième de couverture.
On considère souvent que chaque État devrait être un «état-nation», c'est-à-dire que ses frontières
géographiques devraient correspondre, en gros, aux frontières d'une population définie selon des
critères ethniques, religieux, linguistiques ou culturels. Une telle correspondance existe rarement
avant l'état lui-même. Il ne s'agit pas non plus d'un processus qui se développe plus ou moins
automatiquement après la création de l'État, mais plutôt d'un projet conscient. Les recherches
comparatives concluent souvent que la «construction de nations» n'est pas toujours un succès et
que les tentatives de mener ce projet à bien peuvent avoir des conséquences aussi désastreuses que
le génocide. Dans ce cas, quelles sont les circonstances qui font de la construction de nations un
projet viable ? Les essais recueillis dans ce dossier explorent les liens entre la société civique et la
société civile ainsi que leurs implications, en particulier compte tenu des processus modernes de
mondialisation qui rendent les modes traditionnels de construction de nations impraticables.