Mémoires. Vol. 3. La révolution perdue

Mémoires. Vol. 3. La révolution perdue

Mémoires. Vol. 3. La révolution perdue
Éditeur: L'Harmattan
2008475 pagesISBN 9782296057340
Format: BrochéLangue : Français

Les guerres, on les gagne ou on les perd. Et les révolutions ? Ernesto

Cardenal nous raconte comment les Nicaraguayens ont gagné la révolution

contre la dictature Somoza en 1979, puis comment ils l'ont perdue aux élections de

1990.

L'enthousiasme de la victoire, la volonté de changer le monde et les conditions

de vie des pauvres et des illettrés n'ont pu empêcher quelques erreurs mais ont

surtout pesé bien peu face à la volonté hégémonique des États-Unis de mettre fin

par tous les moyens à cette expérience originale d'union entre marxistes et

chrétiens. La guerre menée par la Contra - financée et dirigée en sous-main par la

CIA - a freiné les réformes et entraîné beaucoup de sacrifices et de pertes en vies

humaines. Mais la vraie victoire des États-Unis a été de placer, en 1990, les

électeurs nicaraguayens face à une alternative : sauver la révolution, donc continuer

la guerre, ou bien revenir dans le giron du tout-puissant voisin du nord. La

révolution était perdue.

Ernesto Cardenal , mystique et révolutionnaire, prêtre et ancien ministre

du gouvernement sandiniste du Nicaragua, est un des grands poètes de notre

époque, à l'origine du mouvement «extérioriste» en Amérique latine.

Parallèlement à son oeuvre poétique, il a entrepris, à 73 ans, d'écrire ses Mémoires.

Si le premier tome, Vie Perdue , est le récit de sa conversion religieuse, le deuxième,

Les Iles Étranges est celui de sa conversion politique. On y assiste à sa lente

évolution, en osmose avec les jeunes de Solentiname et avec les paysans de ces îles

du Lac Nicaragua : Solentiname, c'est la naissance d'un esprit révolutionnaire

qui plonge ses racines dans les commentaires de l'Évangile, faits en commun à la

messe du dimanche, indissociables de l'expérience quotidienne de chacun des

participants.

Dans ce troisième tome, toujours en s'adressant directement à son lecteur,

Ernesto Cardenal décrit les soulèvements populaires et la victoire contre la

dictature, les bouleversements sociaux et culturels réalisés par le peuple lui-même,

puis les jours sombres de la guerre menée par les contre-révolutionnaires. Ce

représentant de la Théologie de la Libération, publiquement morigéné par

Jean-Paul II en 1983, puise sa force et sa foi dans la lecture d'un Évangile qui, s'il

libère l'homme, peut le conduire au sacrifice ultime. Cet hétérodoxe, fasciné par le

martyre des jeunes révolutionnaires, se passe de l'autorisation du Vatican pour faire

d'eux et de Mgr. Romero, l'évêque salvadorien qui a donné sa vie pour la défense

des pauvres, des saints qui font avancer le Royaume de Dieu sur terre.

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