Le chant du feu ou Le vacillement de la parole

Les poèmes présentés dans ce recueil ont été écrits
entre 1991 et 2009. Ils célèbrent cette Présence
de fin silence qui, pour l'auteur, est la matrice de
toute parole, la genèse de tout chant, le Souffle de toute
vie. Comme l'exprime André Gouzes dans sa préface :
« L'aventure intérieure reste toujours intacte en son désir
de pure flamme venu d'au-delà de la mort. La poésie
d'Éric de Rus ne décrit rien, n'enseigne pas, ne bavarde
pas. Elle ne trouve à dire, ou plutôt à chanter, que l'extase
libératrice d'une rencontre, son risque, son épreuve,
mais aussi son éblouissement. Elle sonne juste parce
qu'elle a trouvé le «chant neuf» qui nous fait remonter
des abîmes. Elle ne dit qu'une seule chose, comme une
unique étoile au coeur aventuré : tout est brûlure, parce
que tout est grâce venue d'en haut. »