Mots et maux de l'école : petit lexique impertinent et critique

Les rentrées apportent leur lot de déclarations
ministérielles déclinées dans une langue
déconcertante. Pour présenter et faire advenir
ses réformes, le pouvoir conjugue langue de bois et
langue de caoutchouc, complexité bureaucratique et
flexibilité managériale... Les nouveaux maîtres de l'école
néolibérale ont dû mal à s'exprimer en bon français...
Cette novlangue qui envahit et formate le champ éducatif
de manière subreptice jusqu'à prétendre normer et
contraindre les comportements de chacun doit être
impérativement décryptée. Les véritables enjeux sont à
mettre en évidence. Il n'est pas interdit en bonne filiation
voltairienne de le faire aussi avec les armes de l'ironie.
Le lecteur heureux trouvera ici à la fois les définitions
édifiantes et les termes consacrés de la meilleure des
réformes possibles tels que les ont conçus nos nouveaux
docteurs Pangloss, et l'interprétation qu'en fait en
contrepoint un Candide, peut-être pas si innocent.