Lignes de fuite : Pyrénées centrales : itinéraires d'escalade en Haut-Adour, Aure, Louron et Luchonnais

«Lignes de fuite» est la suite logique de «Vallée d'Aure, morceaux choisis».
Fruit de plus de dix nouvelles années de campagne et d'exploration, le livre offre
inédits et nouveautés à la hauteur de l'exigence pyrénéiste de ses auteurs.
Cette fois-ci, Pascal Ravier, infatigable dénicheur aurois que l'on ne présente
plus, s'est associé à Jean-Pierre Pujolle, fidèle copain de cordée et expert du
Luchonnais, où il exerce la profession de guide-secouriste au PGHM. Il en ressort
un ensemble cohérent centré sur leurs attaches jumelles en guise de coeur, et
débordant sur les vallées voisines et leurs satellites.
Si les itinéraires d'escalade proposés caressent autant de rochers que la riche
géologie des régions visitées en propose, s'ils suivent des lignes de fraîche date
ou des passages historiques obligés, s'ils requièrent une approche modeste ou
ardue, et suggèrent une balade apaisée ou une attention vigilante, ils ont en
commun de se dérouler dans des cadres somptueux et d'offrir des expériences
intenses de montagne.
Pour se situer dans le temps et l'espace, la structure est claire : du plus lointain
au plus récent, de la vision d'ensemble des massifs à la précision léchée de la
note technique. On y apprendra l'histoire des anciens et les dernières nouvelles,
ponctuée de moments de là-haut, en images et en mots.
Le résultat est une somme rare, exaltante et sauvage ; une invitation à découvrir
à fleur de mains et de chaussons, pépites pyrénéennes et chemins buissonniers
qu'affectionne le duo.
Et puis, pour tout dire, ce livre est bien plus qu'un topo bien fait qui ouvre le
chemin. Lignes de fuite : hors des conventions, du brouhaha, des pratiques
faciles, du quotidien.
L'encre qui le nourrit a le goût du sang aux tempes quand le souffle est court, les
reflets d'un rêve passé et à venir, l'intensité et la profondeur de quelques mots
sacrés : amitié, engagement, beauté, partage.
Entre vos mains, vous tenez deux objets qui n'en font qu'un : la cartographie
de nouveaux plaisirs verticaux et un journal de montagne plein d'humanité,
d'érudition et de vision.
Vous y apprendrez deux fois : à grimper ces lignes d'abord, et à méditer ensuite.
Olivier Delord