Fidel Castro, une mort annoncée

Le 31 juillet 2006, la télévision cubaine annonce
que Fidel Castro est hospitalisé et que le pouvoir
est transféré provisoirement à son frère Raul.
Ce jour là et à la veille de son quatre-vingtième anniversaire,
Fidel Castro Ruz, l'homme de la Révolution cubaine,
au pouvoir depuis 47 ans et qui a tenu tête à dix présidents
américains, cet homme, qui aurait survécu à 638 projets d'attentats
serait, finalement, mortel ?
À Cuba, c'est un véritable électrochoc. La nouvelle est accueillie
par un lourd silence dans les rues de la capitale tandis qu'à un peu
plus de 200 kilomètres au nord, des centaines de Cubains exilés
envahissent les rues de Miami et laissent exploser leur joie.
À l'heure où la santé du président cubain est l'un des secrets d'État
les mieux gardés au monde, les rumeurs les plus contradictoires
courent, relayées par les services secrets américains
et régulièrement démenties par les autorités cubaines.
L'après Castro devient tangible : c'est le moment des bilans
et des interrogations, un moment fragile où tout est possible.
Il est rare d'entendre les voix des premiers concernés
sur ces questions : les Cubains.
Ce livre est un miroir de témoignages des deux côtés des rives :
loin des jugements manichéens, c'est un tableau nuancé
qui voit le jour dans ces regards croisés.
Recueillies à Cuba (par Léa Garrigues) et à Miami
(par Alexandre Héraud) à un moment historique,
ces paroles sont précieuses et vous emmènent en voyage
dans les univers de Cubains sur l'île comme dans l'exil.