Alexandre et la mort

«J'ai toujours vécu dans l'ombre. Dans l'ombre immense, lourde et ténébreuse d'Alexandre. Mais voici que tout est fini. Il est couché sur cette table de festin, tel un fruit flétri, desséché de l'intérieur...»
Arrhidée, jadis compagnon d'études d'Alexandre le Grand et devenu son armurier personnel, écrit à leur précepteur Aristote pour annoncer à celui-ci la mort du grand roi, survenue dans Babylone. Le récit fait par lui nous montre comment se décompose de l'intérieur l'immense empire d'Alexandre, « dont la mort a détruit le grand rêve d'harmonie, de recréation du monde ». Déchiré entre l'amour et la haine à l'égard d'Alexandre, Arrhidée devient peu à peu la figure centrale du roman...
Roman épistolaire, roman philosophique, Alexandre et la mort est une réflexion sur la grandeur et le néant de la destinée humaine, sur le miracle effrayant de la puissance et la fascination qu'elle exerce, sur la solitude et l'effort de libération par l'écriture.