Niaouli : la plaie calédonienne...

C est en 1932 que Michel Noroit alias A. Stievenard publie
«Niaouli ... la Plaie Calédonienne». Cet ouvrage est
en fait un pamphlet, le plus souvent brouillon, dans lequel
l'auteur décrit sans aucune complaisance le petit monde
colonial de l'époque qu'il compare à une plaie. Utilisant les
mots toujours les plus durs, il développe un acharnement
émotionnel vis-à-vis des habitants de la Nouvelle-Calédonie,
à l'exception des Kanaks qu'il considère comme des bons sauvages
hors du temps. Rien ne trouve grâce à ses yeux si bien
que l'on comprend qu'il ait vécu son passage administratif à
Nouméa comme un enfer.
Soixante-quinze ans plus tard, un autre Métropolitain
s'interroge sur les causes qui ont pu guider A. Stievenard
sur les voies d'un tel dénigrement de la Nouvelle-Calédonie.
Bernard Capecchi a décortiqué passionnément l'ouvrage
de l'auteur. Après une analyse rigoureuse, il propose une
synthèse suivie d'un rappel de l'époque permettant au lecteur
de comprendre les problèmes des années 1930 en Nouvelle-Calédonie.
À la fin de ce véritable «essai», il n'hésite pas à
tracer une comparaison entre ces années de crise et nos jours
pour mieux mettre en relief les permanences et les évolutions
de la société néo-calédonienne. Au lecteur de se faire une
opinion du livre et des commentaires qui ne peuvent laisser
indifférents.
Pr. F. Angleviel.