Cité des alizés : poèmes

Pour Michel Cossec, lecteur d'horizons extrêmes
ou arpenteur des terres mémorielles, l'alentour est
nécessairement une bibliothèque universelle.
Essaouira, Mogador. Le nom ancien ne prête
nullement ici à la nostalgie ou au regret de trajets
négligés dans une autre vie. Il est une mise en
profondeur, une mise en perspectives du nom
moderne.
«Cité des alizés» est un recueil de textes qui
ouvrent la ville, à un instant précis de l'itinéraire du
poète, du peintre, du photographe et du penseur, sur
un labyrinthe d'escaliers dont la première marche
plonge dans la méditation.
Les mots de Michel Cossec hébergent le regard
intérieur qui, comme un révélateur, met à nu un
paysage hanté, traversé comme un miroir, hanté par
ce qu'on en sait vaguement et qui par osmose
immédiate permet au poète de transcender dans la
contemplation écrite l'ossature du réel. Lors, tout est
permis.
Jean-Claude Chenut