Une morale pour les mortels : l'éthique de Platon et d'Aristote

Une morale pour les mortels est une étude d'ensemble
de l'éthique de Platon et d'Aristote, à partir de la problématique
philosophique qui lui donne corps : la mortalité de l'être humain,
source de ses désirs et de leur perpétuelle insatisfaction. Par contraste
avec une morale du devoir, on découvre ici une morale qui s'exprime
par un «il faut» ((...)), poussant vers une fin qui puisse répondre
au manque ((...)) et au besoin ((...)) qui marquent la condition
humaine. À partir de cette problématique sont repris et éclairés tous
les concepts et thèses classiques de l'éthique ancienne : la question
de la mesure et de l'harmonie, la vertu dans son unité et sa pluralité,
le bonheur, le bien, le plaisir, l'amitié, l'amour de soi, la volonté et les
autres désirs, l'intention, l'action, et surtout la vérité du paradoxe «nul
n'est méchant de plein gré», dont sont exposées la résistance face
aux critiques d'Aristote et les conséquences dans le domaine pénal.
L'ensemble met en valeur la spécificité de l'être humain décelée par
les Anciens : qu'il soit un être tout à la fois désirant et pensant.