L'aviation. Vol. 1. L'avion

L'orage est matérialisé par la présence d'un ou
plusieurs cumulo-nimbus. Ce type de nuage
s'étend sur plusieurs kilomètres d'altitude (16 à
18 km à l'équateur). Il est composé, selon son
altitude, d'eau, de glace, voire de gros grêlons.
Son aspect tourmenté en forme de tour
surmontée d'une enclume est le siège de fortes
turbulences et de précipitations. Ce nuage,
facilement détecté par le radar météorologique
de bord, est donc contourné par les avions.
Les éclairs et la foudre. Du fait des
importants mouvements rotatifs au sein du
cumulo-nimbus, de nombreuses particules
atmosphériques sont soumises à de violents
frottements. Ces frottements engendrent une
charge électrique importante. Le sommet du cumulo-nimbus est toujours chargé positivement, alors que sa base est
chargée négativement. Le sol, sous le nuage, est quant à lui chargé positivement. Entre ces différentes charges se créent
des décharges électriques brèves et intenses.
La traînée blanche. À l'intérieur d'un réacteur,
la température s'élève jusqu'à 800°C.
À l'altitude de croisière des avions de ligne
(11 km), la température avoisine les - 55°C. L'air
chaud rejeté par les réacteurs dans une atmosphère
froide crée une traînée de condensation.
En plein hiver, lorsqu'on souffle avec notre bouche,
on peut observer ce type de phénomène.
Le trou d'air. Par définition, il n'existe pas de trou dans un gaz... Ce terme impropre désigne simplement un
mouvement descendant d'air. Ces mouvements ascendants et descendants «trous d'air» sont créés par des mouvements
convectifs liés à des contrastes thermiques.
La température est froide au sein d'une forêt verte, alors qu'elle est chaude au-dessus d'un champ de blé jaune. Un
mouvement convectif se créera entre la forêt et le champ de blé. L'air chaud se «dilatera» au-dessus du blé, alors que
l'air froid descendra au-dessus de la forêt.
Autre possibilité pour rencontrer un «trou d'air» : une barrière rocheuse représente un obstacle important pour un
vent qui, en altitude, peut souffler à plusieurs centaines de kilomètres à l'heure... La montagne subissant ce vent
violent engendrera des ressauts ou des «vagues» descendantes («trous d'air») ou ascendantes. On notera que ces
mouvements ascendants sont recherchés par les pilotes de planeur. Ces ascendances leur permettent d'atteindre des
altitudes élevées et de parcourir des
centaines de kilomètres au cours de vols
de plusieurs heures.