Sans aucune nuance

Benoît et Annie Rouge ont la quarantaine et s'ennuient au lit.
Enfin, surtout madame qui fantasme sur d'improbables étreintes
romantico-sexuelles avec des hommes très éloignés de son
époux de Benoît. Jusqu'au jour où Cathy, sa voisine de palier et
meilleure copine, lui offre le fameux mommy porn, Cinquante
nuances de Grey qui aurait relancé tant de vie de couples à bout
de souffle, côté libido.
Remontée à bloc par la lecture de cet Harlequin kitch et
épicé, Annie décide de tester ces recettes romanesques sur son
couple, comme dans une sorte de jeu de rôle, afin, le soir venu,
de pimenter ses soirées avec Benoît.
Les époux vont donc passer par plusieurs nuances calamiteuses
à essayer de réaliser les mièvres expériences SM et romantiques
tant prisées dans le roman. Et si Benoît ne possède pas de jet
privé, il a encore les moyens de s'outiller au Brico du coin de
gros scotch et de lien de serrage et de commander les différents
jouets du parfait Grand Dominateur charismatique.
À défaut de mourir de plaisir grâce à ce bouquin «libérateur»,
ils mourront de rire après avoir brûlé ce livre «obsédant» qui
aura au moins eu le mérite de raviver leur complicité conjugale.